L’étude annuelle de l’IEIF, qui analyse les performances des placements sur quarante ans, vient de paraître. Ses résultats bousculent certaines idées reçues. Entre or, immobilier, foncières cotées et actions, les épargnants cherchent la meilleure voie. La réponse dépend avant tout de l’horizon de placement.
Le marché boursier face aux autres classes d’actifs en 2026
L’IEIF, Institut de l’épargne immobilière et foncière, publie chaque année une étude très attendue. Celle qui vient de sortir couvre la période 1985-2025. Elle compare les taux de rentabilité interne (TRI) de différents placements. Le TRI mesure le rendement annuel moyen d’un investissement sur une période donnée.
Sur cinq ans, de 2020 à 2025, l’or tire son épingle du jeu avec un TRI de +16,9% par an. Cette performance impressionne. Elle s’explique par les tensions géopolitiques et les achats massifs des banques centrales. Mais regarder uniquement le court terme serait une erreur.
Sur quinze ans, les actions européennes engagées dans la transition écologique arrivent en tête. Ces valeurs, appelées Green Europe, affichent un TRI de +9% l’an. Elles devancent légèrement les actions en général, qui progressent de +8,5% par an. La performance financière de ce segment reflète une tendance de fond.
Les actions restent-elles le placement le plus rentable sur longue période ?
Pour trancher cette question, il faut examiner la période la plus longue de l’étude. De 1985 à 2025, les actions dominent toutes les autres catégories. Leur TRI annualisé atteint +10%. Le logement parisien suit avec +9,6% par an. Cette différence paraît minime, mais elle devient considérable avec le temps.
Prenons un exemple concret. Un épargnant qui place 10 000 euros en actions en 1985 dispose de 452 000 euros en 2025. Le même montant investi dans la pierre parisienne rapporte 408 000 euros. L’écart se creuse grâce aux intérêts composés. Les dividendes réinvestis jouent un rôle majeur dans cette progression.
| Placement | Période référente | TRI annuel | Atout principal |
|---|---|---|---|
| Actions | 1985-2025 | +10 % | Dividendes réinvestis |
| Logement parisien | 1985-2025 | +9,6 % | Valeur refuge |
| Foncières cotées | 1995-2025 | +11,3 % | Revenus réguliers |
| Or | 2020-2025 | +16,9 % | Protection en crise |
Pourquoi les actions surpassent les autres placements sur 40 ans
Les entreprises cotées distribuent des dividendes, mais elles réinvestissent aussi leurs profits. Ce double moteur alimente la croissance du capital. Le marché boursier reflète l’innovation et la productivité de l’économie. Les sociétés qui s’adaptent voient leurs bénéfices augmenter, ce qui profite à leurs actionnaires.
Le risque associé aux actions reste plus élevé qu’un livret ou une assurance-vie en fonds euros. Les crises de 2000, 2008 ou 2020 ont fait chuter les indices. Mais chaque fois, le marché a fini par se redresser. La patience est la qualité première d’un investisseur en bourse.
La diversification atténue ce risque. Répartir son capital entre actions françaises, européennes, américaines et émergentes lisse les résultats. Ajouter des obligations ou de l’immobilier renforce la solidité du portefeuille. Un placement équilibré protège contre les retournements brutaux d’un secteur particulier.
Les foncières cotées, un compromis intéressant entre 1995 et 2025
Sur trente ans, les foncières cotées réalisent la meilleure performance. Leur TRI atteint +11,3% par an. Ces sociétés détiennent des immeubles de bureaux, des centres commerciaux ou des logements. Elles versent des dividendes généreux et profitent de la hausse des loyers. Ce placement combine les avantages de la pierre et de la bourse.
Le Figaro Patrimoine et Bourse souligne cette particularité. Pour un épargnant qui cherche un revenu régulier, les foncières constituent une piste sérieuse. Leur volatilité reste plus faible que celle des actions classiques. En contrepartie, leur potentiel de hausse est souvent moins élevé.
Quel investissement choisir selon son profil d’épargnant ?
La rentabilité ne fait pas tout. L’horizon de placement, la tolérance au risque et les objectifs personnels guident la décision. Un jeune actif qui épargne pour sa retraite peut accepter des variations importantes. Une personne proche de la retraite privilégiera la stabilité.
L’étude IEIF rappelle que la performance se construit dans la durée. Chaque classe d’actifs connaît des cycles. L’or brille par temps de crise, les actions progressent sur la croissance, l'immobilier profite de l'inflation. Répartir ses placements évite de dépendre d’un seul scénario.
Les erreurs à éviter face aux performances passées
Se précipiter sur un actif parce qu’il a bien performé sur cinq ans mène souvent à la déception. Les rendements passés ne préjugent pas des rendements futurs. Les épargnants doivent construire une stratégie cohérente avec leurs besoins. La régularité des versements compte davantage que le timing parfait.
Ouvrir un plan d’épargne en actions (PEA) ou un compte-titres, investir chaque mois un montant fixe, rééquilibrer son portefeuille une fois par an : ces gestes simples font la différence. La discipline l’emporte sur l’intuition. Les investisseurs qui restent investis pendant vingt ans obtiennent des résultats supérieurs à ceux qui cherchent à anticiper chaque mouvement.
- 📈 Les actions offrent un TRI de +10% par an sur 40 ans, le meilleur score de l’étude
- 🥇 L’or domine sur 5 ans avec +16,9% mais déçoit sur les longues périodes
- 🏢 Les foncières cotées excellent sur 30 ans avec +11,3% et versent des dividendes réguliers
- 🌱 Les actions Green Europe progressent de +9% par an sur 15 ans, portées par la transition écologique
- 💶 Le logement parisien affiche +9,6% sur 40 ans, juste derrière les actions
En 2026, les actions conservent leur statut de placement le plus rentable pour les épargnants patients. L’étude IEIF le confirme avec des données solides. La question n’est plus de savoir si la bourse est rentable, mais comment intégrer le risque et la diversification dans une stratégie personnelle. Ceux qui acceptent la volatilité et pensent à long terme récoltent les fruits du marché boursier.
Les questions qui changent tout
Les actions sont-elles vraiment rentables sur 40 ans ?
Avec 10 % par an sur 40 ans, elles battent toutes les autres classes d'actifs. La clé, c'est de rester investi malgré les crises.
Faut-il investir dans l'or plutôt qu'en bourse ?
L'or a fait +16,9 % par an entre 2020 et 2025, mais sur 40 ans, il est loin derrière les actions. Son rôle, c'est plutôt de protéger en cas de crise.
Ça vaut le coup de regarder les foncières cotées ?
Sur 30 ans, elles ont fait mieux que les actions avec 11,3 % par an. Leur point fort, ce sont les dividendes réguliers. Leur potentiel de hausse reste plus limité.
Quel placement choisir quand on approche de la retraite ?
Misez sur la stabilité plutôt que sur la performance. Les fonds en euros ou l'immobilier locatif conviennent mieux à un horizon court. Les actions demandent du temps.
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Rédactrice en chef de GENERALI IMMOBILIER, journaliste financière depuis quinze ans après un master en gestion de patrimoine. Passionnée par la vulgarisation des sujets patrimoniaux et immobiliers pour le grand public français.